Início de mal-estar é perceptível nos Estados Unidos

Do Le Monde

Début de malaise perceptible aux Etats-Unis
LE MONDE | 05.01.09 | 10h04 • Mis à jour le 05.01.09 | 10h16

New York, correspondants

Un début de malaise est perceptible aux Etats-Unis après une semaine d'offensive israélienne à Gaza. Les buts politiques poursuivis par Israël apparaissent en effet "flous", aux dires des experts, qui citent les déclarations contradictoires des dirigeants israéliens à ce sujet. Ce sentiment est accru par le fait que les images "de l'intérieur" dont disposent les chaînes américaines – leurs correspondants de guerre étant interdits d'entrée dans Gaza – sont celles de la télévision du Hamas. Sur les écrans, les destructions massives comme les victimes civiles viennent contredire les images diffusées par l'armée israélienne, qui visent à accréditer l'idée d'attaques "ciblées" contre des terroristes.

Steven Cook, spécialiste du Council on Foreign Relations, estime que l'offensive israélienne "affecte des intérêts américains plus vastes" dans la région. Elle place leurs alliés – Autorité palestinienne, Egypte et Arabie saoudite – "sur la défensive" et "fournit l'occasion aux Iraniens de renforcer leur position". Citant le fait que les "prometteuses" négociations syro-israéliennes sont rompues, "cette situation, conclut-il, rend plus difficile pour les Etats-Unis d'atteindre leurs objectifs régionaux. (…) A très court terme, il n'y a pas grand-chose à faire, mais [le Proche-Orient] devra être prioritaire dans l'agenda du président lorsqu'il entrera en fonctions", le 20 janvier.

BLOCAGE À L'ONU

En attendant, Barack Obama peut-il garder le silence, comme il le fait depuis le début de l'opération israélienne ? Une part minoritaire mais croissante de ses partisans commence à trouver que, dans le cas israélo-palestinien, sa "nouvelle diplomatie" se résume pour le moment à laisser libre cours à la ligne du président George Bush.

Samedi, la Maison Blanche avait souhaité un cessez-le-feu "le plus vite possible". Une déclaration qui prenait à revers l'appel du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à une "cessation immédiate de l'opération terrestre" israélienne.

Au Conseil de sécurité, le représentant américain, Alejandro Wolff, s'est opposé durant quatre heures de négociations tendues à toute déclaration officielle qui pourrait être interprétée comme contraignante pour Israël. Motif : un appel à la cessation des hostilités "ne serait d'aucun crédit" dès lors que le Hamas ne le respecterait pas. Représentant palestinien à l'ONU, Riyad Mansour a déploré "un moment triste et tragique" pour le Conseil de sécurité.

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, est attendu à New York où, avec des ministres des affaires étrangères arabes, il devrait pousser à l'adoption d'un projet de résolution libyen condamnant Israël et réclamant un cessez-le-feu immédiat. Washington a signalé qu'il opposerait un veto à un tel texte.

Sylvain Cypel et Philippe Bolopion (aux Nations unies)


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